Percher à Paris

Percher à Paris (English)

by Taylor Winslow

En ville, la nature est souvent difficile à trouver. On pense à l’industrie, aux bruits, aux machines, et au béton. La flore et le faune ne sont pas fortement associés avec les villes, mais il y a encore des rapports assez nuancés entre la ville et la nature, spécialement pour ceux qui vivent à l’extérieur, exposés aux éléments, comme les SDF. Une comparaison entre les SDF et les pigeons à Paris sert de symbole du rôle de la nature à Paris, et comment des gens font des efforts pour le régulariser et aussi le soutenir. Ce que je veux questionner, ce sont les attitudes contradictoires vis-à-vis de ces deux groupes, et comprendre pourquoi.

 

Les pigeons et les SDF font partie de l’atmosphère urbaine et de la communauté, mais souvent on essaie d’étouffer leur signification pour des raisons diverses. La ville de Paris fait beaucoup d’efforts pour contrôler la population des pigeons en ville, et elle fait beaucoup pour réguler le mouvement et l’installation des SDF en ville aussi. Des grandes pointes dérangent les pigeons, des rails sur les bancs dérangent les SDF qui veulent dormir. Similairement, les policiers et les faucons servent de prédateurs aux deux groupes qui font des patrouilles de certains quartiers riches ou touristiques. Les SDF et les pigeons sont en nombre le plus limité dans les quartiers où la nature est la plus cultivée. Cela veut dire là où on a peur de la nature sauvage.

Les pigeons évoquent aux Parisiens la sévérité de la nature. Ils signifient la saleté urbaine qui sera toujours évidente dans l’infrastructure parisienne. L’air pollué par des toxines, l’eau des égouts qui draine la ville de ses déchets, les grandes maladies qui proviennent du manque d’hygiène des hommes. Les pigeons produisent des maladies de poumons et leur fiente est très corrosive pour la pierre. Les SDF nous rappellent les maladies et la pauvreté qui inhibent encore la société. Ils nous rappellent à la cruauté du destin et le pouvoir de la nature. Des choses simples comme la pluie créent une vie entièrement différent et primitive pour les SDF. Donc, en observant les SDF dans la rue, c’est difficile de se sentir le respect de leur force, un dommage de leur situation, et un scepticisme de leurs décisions personnels. On ne veut pas comprennent des SDF. Tous deux nous mettent mal à l’aise, à la vue de choses naturellement désagréables. C’est parce qu’on ne veut pas voir la pauvreté dans notre société. On veut l’ignorer.

En fait, la ville de Paris n’ignore pas ces groupes, car le gouvernement comprend l’importance de ces groupes dans les rues. La ville utilise souvent un bon design moderne ou grandiose pour empêcher l’installation des SDF ou des pigeons. A Montmartre, on peut voir des gros clous les plus élaborés et élégants. En plus, des nouvelles stations de métro et des parcs publics laissent beaucoup de créativité dans le design de bancs qui limite l’installation à une station assise, et non horizontale.

Ironiquement, chaque fois que la ville change le design d’un espace public pour répondre aux problèmes des pigeons ou des SDF, elle renforce le rôle culturel des groupes et elle les rend plus visibles dans le paysage urbain. S’il n’y avait pas de barrières sur les bancs ni de pointes sur les toits des bâtiments ou des terrasses, je n’aurais jamais remarqué sur les pigeons en ville. Pour moi, les pigeons en ville sont autant naturels que les écureuils aux Etats-Unis. Pourtant, les pointes, les gros clous sur les palissades, ces constructions ne sont pas naturelles. Ils étaient construits exprès. Donc je voulais savoir pourquoi créer ces barrières. C’était seulement après que je les ont vus que j’ai questionné l’importance des pigeons.

Les pigeons et les SDF sont aussi des symboles naturels qui peuvent unifier la ville autours d’idées partagées. Pour la plupart de mes observations, il semblait que tous les parisiens, de n’importe quel quartier ou classe sociale, trouvent les pigeons nuisibles. En plus, tous les enfants chassent les pigeons pour s’amuser. Ce comportement n’est pas similaire à l’interaction entre les SDF et les personnes dans la rue. Avec des SDF, tout le monde est plus sombre. Il est vrai que tout le monde n’aide pas les SDF, mais je n’ai jamais vu de gens qui se moquaient d’eux. C’est une relation haine-amour universelle. Le pauvre, la riche, les âgés, les enfants, tout le monde à Paris interagit avec des pigeons et des SDF dans la rue. C’est un aspect de vivre en ville unifiant. Pour cette raison, les SDF et les pigeons sont les deux populations peut-être la plus naturelle en ville et la plus influentes au reste de l’expérience urbaine. Vous n’avez jamais chassé un pigeon? On pourrait dire que vous n’avez jamais expériencé la vraie Paris.

Voilà le résultat de la comparaison complexe : tant que les pigeons en ville servent de souvenir humoristique de l’amélioration de l’infrastructure de Paris, de la crainte des maladies jusqu’à la chasse aux « sales » pigeons de la rue, les SDF nous rappellent le progrès sombre nécessaire à l’avenir. Et les deux ensembles rendent l’effort de définir ce qui est naturel dans le paysage urbain plus visible.